J'illustre la dernière compilation éditée par la revue "la salamandre", post romantique magique, légerement satanique ...
des groupes comme laag, PUT, under all, heavenly creatures, nova et vetera,...
comment l'avoir ? offerte avec la revue (5 euros) :
www.myspace.com/la_salamandre
Volatile nocturne
qui serre ma vie entre tes griffes
tu me tue
ton espieglerie m'enivre
et ton indifférence m'effraie
je me donne à ta nuit desastre
le coeur sanglant
je pleure
me noie en toi
je veux encore
mourir
dans tes yeux miroir et dorés
Humeur à couper
Ton heure a sonné
ce jeu est terminé
Ame glacée
ma lame d'acier
est chauffée
à blanc pour toi
Toi qui vis qui je suis
gisante et froide
carcasse béante de vers
je sais qui je vais
manger
Chair tendre et rosée des toutes mes envies
Mon phallus
pour toi je vais
à quatre pattes
disséquer ton petit corps écarlate
et m'offrir un festin cannibale
pour ensuite mettre à nu mes entrailles
pour te rejoindre
mon phallus
Dans les ténèbres,
pour toujours nous ferons l'amour
dans le sang menthe
de la joyeuse pluie rouge du monde
(...)
peinture et texte : Cendre
je tremble et tombe
de transe en transe
vers mon devenir
l'issue en
tombe en tombe
je vis
m'écroule
de spasme en spasme
mon pinceau se trempe de ma salive
et je tombe en transe
je me trompe et vois
encore de moi
le rire
aux éclats
(...) une en porcelaine. Elle se mettait à hurler dès que je l'approchais. Cette poupée
inaccesible me terrifiait autant qu'elle m'attirait. Les poupées de Virginie Ropars, revenues tout droit des tréfonds de sa terre
fantastique, nous offre le rêve mélé aux cauchemars.
le site de Ropars
Sur le quai, un bébé fait résonner ses pleurs; musique étrange et angoissante. Au loin, les rails crissent.
Le long serpent s'approche faisant s'affoler les souris. transport en commun : aucune expression, le vide total. Soumission. Je penêtre dans le tube humain, la saucisse de chair béante et
transpirante de foule étouffante. Pénible folie.
A la dernière station, un claquement dorsal telle une gifle, me sort de mes pensées.
Je descends la rame. La rue. Je sens des regards appuyés sur moi, insistants et lourds. Je suis mal à l'aise. Beaucoup d'hommes seuls trainent dans les
rues durant l'été. Ne se génant pas pour m'aborder. Surtout quand je cherche l'isolement sur un banc ou dans un square.
Le malheur
m'envahi.
Texte : Cendre, 2008
illustration : extrait de la femme piège, Enki Bilal
lien
Une rupture
avec mon passé
ma vie amoureuse
ma passion
mon job
un raz de marée orgasmiques douloureux
remplaçant la fusion brûlante des corps qui se désirent
Une rupture avec mon ambition et mon courage
Une rupture d'une vie, d'une existance
sur le dos un passé pesant trop
Une rupture avec
les animaux
le ciel
le temps
la mort et la lune
Une rupture tel un combat perdu
où tant d'amour, de sang et de temps ont été versés
Je ne suis qu'une femme cauchemar
Theda Bara, 1920
Mon royaume est une chambre froide, ouverte et sans fond.
Les clefs sur la porte mi-close m'éponge la peau du crâne fendu.
Il est sorti en pleine nuit, me laissant à mon sommeil. Ma bouche saigne un liquide chaud et épais. Une rivière de sang bientôt envahi mon royaume de métal. Je saigne, je coule. J'ai peur. Les
filets de mes veines n'en finissent plus de gicler de ma bouche. Encore et encore. A flots. Tout ce sang ! Est-ce à moi ? Epaisseur liquide, je me vide. Mon royaume éclate se transforme en un
espace rouge violent.
La porte sans fond se referme...il est là. Il est revenu. La bite à la main, déchirée et recouverte d'un boyau rose industriel.
-D'où viens-tu ?
Je m'ouvre à lui. Mes cuisses sont laiteuses et bleues. Mes dents sont colorées par le sang qui continue de verser en dehors de moi. Je suis angoissée et à présent j'hurle en déchirure.
-D'où viens-tu ?
Je serre son sexe fortement entre mes cuisses, montrant son sexe abimé.
-C'est un oubli impossible de l'avoir retiré ! Je ne sais plus.
Il m'affirme de ne pas être sorti de la chambre.
-Non, c'est faux. Tu es sorti pendant que je dormais. Je l'ai senti. Qui as-tu vu ? Quelle est la chair que tu as pénétrée ?
-Non !
-Si, regarde ! Tu as craqué ta capote ! Elle te coupe l'organe. Il est bleu. Regarde ! Violacée de panique, le sang coule. Ma voix s'enlise en caverne. La chambre froide s'ouvre désormais
complètement.
Un homme en tablier blanc nous fixe tous les deux. S'adresse à nous en riant :
Un filet bien tendre madame Salence ? J'ai là un morceau de choix. Vous allez m'en dire des nouvelles !
Mes yeux écarquillés aperçoivent nos corps se balançant dans le vide. Deux crochets métal crissent au dessus de nos têtes...
tout n'est qu'illusion
tout n'est que farces et attrapes et moi la dinde...
Quatre de mes peintures illustre le numéro 10 de la revue gothique et littéraire "La Salamandre". C'est un recueil de poèmes de 76 pages, d'histoires et de nouvelles de grands écrivains réalisée
par l'illuminé Marc-Louis Questin. La couverture : Akiza.
Au sommaire, entre autres, figurent des écrivains qui sont chers à mon esprit depuis des années :
Claude Seignolle
Philippe Pissier
Tantale
Marc-Louis Questin
Diana Orlow
Jean Rollin
Aleister Crowley
(...)
Les trois autres peintures de Cendre qui figurent dans la Salamandre n°10 :
La revue est aussi complétée par un CD inédit de 15 titres. Musique completement dingue !
Pour vous procurer la Salamandre n°10 :
Sur papier libre, indiquez vos coordonées complètes comme ci-dessous, accompagnés de votre règlement par chèque de 20 euros (
ou 5 euros pour un numéro+1CD):
OUI, je désire m'abonner pour un an à la revue la Salamandre (4 numéros + 4 CD) OU
5 euros (1 numéro + 1CD)
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Tel/mail :
Date et signature :
A renvoyer par courrier aux :
Editions Eleusis
86 bis, rue Riquet
75018 Paris
Plus d'informations :
la salamandre
Hymne à Pan
Frissonne sous la volupté joyeuse de la lumière
O homme ! Homme à moi !
Viens, surgissant de la nuit de Pan.
Io Pan ! Io Pan !
A travers les mers, viens de Sicile et d'Arcadie !
Tel Bacchus, vagabondant avec ta garde de faunes
de panthères, de nymphes et de satyres,
sur un âne d'un blanc de lait.
A travers les mers, viens à moi, à moi.
Viens avec Appolon en robe nuptiale
(berger et sorcière)
Viens avec Artémis, chaussée de soie.
Et lave ta cuisse blanche, ô Dieu splendide,
A la lune des bois, sur le mont de marbre.
Dans l'eau creuse et neuve de la source ambrée...
Aleister Crowley (1875-1947)
Ce satyre et toxico d'écrivain aimait :
l'
occultisme
la bête de l'Apocalypse
666
l'opium
lilith
son manoir écossais
le sexe
le
tarot
la Kabbale
l'astrologie
la poésie...
Un lien :
wikipedia
Un autre...
Traductions de Pissier
La brume chaude de l'hiver...
me transperce le coeur
ardent comme un feu
de braise
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