Cendre

  • : réunion 2006-2012 de textes, photographies et peintures, ainsi que des vidéos, des expositions, des coups de coeur pour d'autres artistes. L'image ouvre les portes de l'anti-matière de l'imaginaire, sorte de traducteur de l'émotion.
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Agenda

 

 

Vladimir Velickovic

"les Versants du silence"

V.Velickovic.jpg

Exposition des oeuvres de Velickovic à l'espace d'art moderne et contemporain de Toulouse, Les Abattoirs.

Du 18 novembre au 29 janvier 2012

lesabattoirs.org

 

 

 

Hey ! Modern art & pop culture

 

Expo collective jusqu'au 4 mars 2012

Halle St Pierre, Paris

www.hallesaintpierre.org 

 

revue Hey !

www.heyheyhey.fr

 

 

Edward Munch, l'oeil moderne

Beaubourg Paris, jusqu'au 9 janvier 2012

Photographies et peintures, galerie 2

Edvard_Munch_-_Self-Portrait_with_Burning_Cigarette_-1895-.jpg

autoportrait à la cigarette, 1895

www.cendrepompidou.fr

 


 

 

 

 

 

 

 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Lundi 21 août 2006 1 21 /08 /Août /2006 16:07

Mygale de Thierry Jonquet aurait dû être être adapté au cinéma depuis 2004 par le réalisateur Pedro Almodovar. Il travaille pourtant depuis longtemps sur ce scénario, qui avait l'air de lui tenir profondement à coeur. Ce projet a-t-il été mis définitivement aux oubliettes ? Ce film noir devait s'intituler Tarantula et mettre en scène Pénélope Cruz et Antonio Banderas
L'histoire de Mygale : un chirurgien plastique entreprend de retrouver l'agresseur de sa fille de 15 ans qui a été violée pour l'enfermer dans son sous-sol. Dur châtiment à la clef... Almodovar a été séduit par le roman de Thierry Jonquet. Que se passe-t-il ? Pourquoi ce film ne voit-il pas le jour ? Trop SM, compliqué, immoral ? Alors, qui aura les couilles de sortir un film pareil ? Moi, je l'ai déjà dans la tête depuis une quinzaine d'années... mais pas de blé !

Un passage du roman noir "Mygale" :

Dans ta tête, tu avais donné un nom au maître. Tu n'osais l'employer en sa présence, bien entendu. Tu l'appelais "Mygale", un nom à consonance féminine, un nom d'animal répugnant qui ne cadrait pas avec son sexe ni avec le raffinement extrême qu'il savait montrer dans le choix de tes cadeaux...

En savoir plus : http://thierry.jonquet.free.fr/news.php

Publié dans : Littérature, cinéma, art, cult...
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Jeudi 17 août 2006 4 17 /08 /Août /2006 09:48

© Cendre

La vieille

 

 

 

  Vieille chose monstrueuse tient dans sa main une abeille. Dard dressé. Assise dans un canapé de cuir défoncé, elle m’ordonne d’avancer. Vieille chose se cambre devant moi. Son air macabre paralysant me pétrifie. Ne sachant rien ou presque de sa volonté, je m’exécute en avançant automatique mes membres lourds. Un malaise profond s’installe. J’ai envie de fuir, mais le monstre s’obstine.  Sa méchanceté dépasse tout entendement. Nue, la gorge nouée, je m’avance et la frôle presque. Alors, aidée d’un cri oppressant sortant tout droit de sa gorge, elle se jette sur moi et m’enfonce de toutes ses forces le dard empoisonné de la bête.

D’un flou mouvement, noir et blanc, le décor se casse. Je me sens défaillir. Compris, mais trop tard à quelle sauce j’allais être mangée. La vieille avait prémédité mon dessèchement. Essence de mon corps offert aux forces souterraines. Le bal pouvait alors commencer. La messe de Saint-Sécaire allait avoir lieu. Proie choisie de ses démons. Une hostie noire dans laquelle est introduite trois pointes d’acier allait me broyer l’intérieur, lentement, très lentement…Mort lente et douloureuse, à demi consciente, à la fois spectatrice et actrice d'un rituel mortel.  

Publié dans : textes et peintures
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Lundi 31 juillet 2006 1 31 /07 /Juil /2006 13:59

Source: Finger, 1994, Fig. 2.8

Le cerveau de l'homme

Nous possédons trois cerveaux...Nos pulsions primitives sont celles du cerveau reptilien. Le deuxième, le cerveau de la mémoire, il enregistre tout. Ces deux premiers cerveaux fonctionnent d'une façon inconsciente. Le troisième nous fournit un langage explicatif qui donne toujours une excuse, un alibi moral au fonctionnement inconscient des deux premiers. On peut distinguer quatre types de comportements fondamentaux :

Le premier est le comportement de consommation qui assouvit les besoins de base.

Le second est un comportement de gratification, quand on fait l'expérience d'une action qui produit le   plaisir on essaie de la renouveler.

Le troisième est un comportement qui réagit à la punition, soit par la fuite, l'évitement, soit par la lutte pour détruire le sujet d'agression.

Le dernier est un comportement d'inhibition, on reste immobile en tension et on débouche sur l'angoisse. L'angoisse c'est l'impuissance à dominer une situation.

Publié dans : A quoi tu penses
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Vendredi 28 juillet 2006 5 28 /07 /Juil /2006 15:46

La comtesse sanglante

   

 La comtesse Erzsébet Bàthory, une femme mystérieuse qui a emporté dans la tombe de lourds secrets ... Le blason des Bàthory était composé de trois dents de loup, d'un croissant de lune, d'un soleil en forme d'étoile à six pointes, le tout entouré d'un dragon qui se mord la queue. 

 

 

Télomérase

© Mark Ryden

Paraîtrait qu’aujourd'hui, un bon nombre de chercheurs s’interrogent sur la télomérase. Elle serait l’enzyme de la jeunesse éternelle.

Les télomères se produisent durant le développement embryonnaire. Ce sont de courtes séquences d’ADN répétées plusieurs milliers de fois. Elles prolongent les chromosomes et leur assurent une protection contre les effets du temps. Leur raccourcissement est un phénomène naturel qui témoigne du vieillissement de nos cellules. Si elles sont absentes, la survie et la reproduction des cellules est en péril. Si, en revanche, elles sont en trop grand nombre, que se passe t-il ? Un grand bricolage génétique est en marche...

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans : Littérature, cinéma, art, cult...
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Vendredi 28 juillet 2006 5 28 /07 /Juil /2006 11:05

 

 

 

Fixez vous dans un miroir. Longtemps, sans fermer les yeux, en évitant même un battement de cils. Vous verrez votre visage se décomposer lentement, et si vous avez de la « chance », vous verrez un squelette en trois dimensions...

Publié dans : textes et peintures
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Mardi 25 juillet 2006 2 25 /07 /Juil /2006 10:21

 

"Je suis resté un primitif: de la nature je n'aime que la mer. Elle est ample comme une mère, somptueuse comme la vie, mystérieuse comme la mort et elle a un parfum de sexe. Je crois aux sirènes." Juarez Machado

 

© J.Machado/Le mariage du pêcheur

Une expo libertine sur...

Son site :

http://www.jmachado.com

Son expo "Croisières" a lieu en ce moment  Galerie 22, rue de Seine à Paris.

Publié dans : Littérature, cinéma, art, cult...
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Vendredi 21 juillet 2006 5 21 /07 /Juil /2006 12:29

Blanche Neige

© Stephane Vallet

Chasseur, Blanche neige est plus belle que moi. Sa beauté m'insupporte. Rapporte moi son coeur. Vas dans la forêt. Tue la ! Son coeur encore chaud fera de toi le chasseur couronné de serpents venimeux. Vas. Maintenant, vas !

Le chasseur pris son arc à son cou. S'enfonce dans la forêt à la recherche de la pure et belle Blanche neige.

Elle est là, carressant une colombe. Accroupie près d'un tilleul.

Le chasseur, ébloui par son regard farouche, saute sur la blanche jeune fille. La viola et lui arracha le coeur.

Pris de panique, réalisant son acte, il a peur. Ne vois plus rien. Il se perd dans la forêt. Les arbres rient de lui et leurs branches se transforment en serpents verts et gluants. Ils crient et se jettent sur son crâne, formant une belle couronne. Le crâne du chasseur est rongé, sa cervelle bouffée...

Publié dans : textes et peintures
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Vendredi 30 juin 2006 5 30 /06 /Juin /2006 14:39

L’internat de l’être

 

Mado

 

Nous sommes en 2050. La terre étouffe. Elle est surpeuplée. La cryogénie est à la mode. Les guerres éclatent de partout. Les hommes souffrent et sont malades. La monnaie n’existe plus. Un vulgaire roi, nommé Moi 1er, cloné, gouverne à lui seul la planète. Il est constamment shooté aux drogues les plus chimiquement élaborées et ne fait plus face aux conflits. Il ne souhaite qu’une chose : être out pour s’évader sur Satinia. Là bas, il y a des femmes ailées, de l’oxygène et de l’eau pure. Mado, créature terrienne survivante, se nourrie d’essence d’hommes encore purs…

 

Le meilleur moyen d’enfermer les gens avec leur consentement, c’est un monde virtuel dans ils sont des prisonniers consentants. Le surplus est ainsi évité, la place est dégagée pour ceux qui ont encore le courage d’affronter un semblant de vie sur terre.

 

Les hommes obtiennent l’orgasme en abusant de filles virtuelles. Les femmes ne touchent plus les hommes depuis bien longtemps, c’est interdit, trop dangereux, du fait d’une épidémie grandissante. Ils ne se reproduisent plus et achètent leurs enfants sur catalogue à prix moindres. On ne connait pas le laboratoire où sont fabriqués les embryons, ni dans quelles conditions.

 

Dans un monde où tous sont internés passivement, survit dans l’ombre Mado...

 


Elle vit dans un monde parallèle et fantasmagorique dans lequel elle pourrait s’entourer exclusivement de males. Elle aime les hommes, les mangent, les sucent, les violentent et les tuent. Mante religieuse ne croyant qu’au sexe et au foutre. Mado est folle et définitivement dangereuse. Elle est la beauté du diable incarnée. Sa silhouette longue et fine ressemble à une lame de couteau. Son visage est creux, ses yeux sont cristallins et ses cheveux sont bleus, très fins, d’une longueur interminable. Son corps flotte dans les airs se terminant par de longues mains aux doigts d’une extrême finesse. Sa voix est grave presque rauque. Elle ne porte que des tuniques argentées, miroir, comme une seconde peau. Un médaillon large et épais, représentant une tête de chouette en acier blanc lui cache son cou ; au niveau de la tranchée, la serre.

Ce soir, elle se veut chasseuse. A la recherche d’un male égaré, stupide et attirant. Mado à la tombée de la nuit, se glisse dans les rues les plus étroites de la vieille ville, camouflée par une cape violine à large capuche. Ses yeux brillent dans l’obscurité. Son souffle se fait de plus en plus court, son cœur bat au ralenti. Une brume légère, chaude, se dégage de son corps. Sa cible est maintenant repérée. Elle s’arrête devant lui, lui barre le chemin. Elle esquive un sourire pâle qui le laisse subjugué par tant de beauté. Quelques minutes plus tard, l’homme se retrouve enchaîné au pied du lit de Mado. Elle a la chatte rasée, elle l’écarte doucement. Nuage rose à faire frémir la voie lactée toute entière. Sa proie, désemparée et excitée comme jamais ne l’a été, se met à lécher du mieux qu’il peut le con. Les draps s’humidifient, la queue du mâle est toute droite, prête à gicler. Mado lui sourit d’un air cinglé et incline sa tête et se met à ramper sur le ventre. Sa langue, totalement déliée du filet de chair la retenant de la mâchoire supérieure est démesurément longue et pointue. Elle s’avance lentement vers le membre droit et nerveux de l’homme. Puis, d’un hochement de tête, Mado engloutie la queue du magnifique, qui lui, à les yeux retournés dans ses orbites oculaires. C’est le blanc. Puis, le trou noir. Mado serre le membre entre ses dents et l’avale de toute sa gorge. Lève la tête. Son rire grave se fait entendre. Puis, un cri aigu et saccadé déchire le ciel. Le cœur du malheureux a lâché.

 

Mado emporte le cadavre en érection et encore chaud dans son antre, refuge au décor baroque et sombre, où elle met en œuvre des incantations secrètes pour Moloch.

Oh Moloch tout puissant ! Je te confie ce fou. Son cœur est pur et son foutre est sucré. Emporte-le dans tes ténèbres, loin de ce monde virtuel et froid. Fais-lui connaître les véritables plaisirs de la chair, déchires-le, broies-le, suces-le. Et rends-moi son essence. Je la veux. J’ai soif Moloch ! Emplies une fiole de son fluide, concentré de lui et rapportes-la moi. Vite ! Je ne peux attendre davantage.

Et c'est dans un déchirement insonore que les murs de la pièce disparaissent. Laissant place à Moloch, dieu des jeunes morts.

 

Mado est en transe…Moloch se régale…exécute les ordres de la divine. .

 


(...) en construction

 


L'aube pointe. Les rues désertée en cette nuit de sacrifice se remplissent d'hommes et de femmes blanchis de leur âme.

Les écrans se propagent et s'éclairent au fur et à mesure des aiguilles du temps. Les heures sont trafiquées. Le temps passe plus vite, faisant croire à une longévité grâce à des pilules remplies de protéines d'insectes broyés provenant d'une vaste vallée équivalent au continent asiatique aujourd'hui enseveli sous les eaux. L'extraction des os et leur broyage industriel procure force et résistance.

Mado se lèche pour nettoyer sa peau encore imprimée d'une odeur acier de sang. Ses jambes souples se tirent et s'allongent tel un félin en plein délire. Persuasive femelle et assassine. Mado tient fermement sa fiole entre ses mains. Jettée à présent dans les rues encore vierges de strass publicitaires, distributeur de rêves, elle se dirige vers une boutique alimentaire. Préocupée par sa faim grandissante, la chère mante religieuse se procure  les insectes entiers. Passe l'angle pour se rendre dans une bijouterie ase procurer de l'ambre. Nous sommes un samedi.

à suivre...

bougies violettes et encens de couleur semblable ambre/encens, incantation pour voyager dans les rêves et se souvenir...mémoire

dernière boutique, noire, c'est là que le vidage des corps s'opère. La fiole intacte d'un verre pur etc


 




Publié dans : textes et peintures
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Vendredi 30 juin 2006 5 30 /06 /Juin /2006 14:30

Abesses, Pigalle, Blanche...

Blanches nuits. Trottoirs crasseux.

Catins à l'envers du décor.

Je me réveille.

Mon quartier à la migraine...

Mais je l'aime ce berceau de mon

inhumanité !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai gagné une vie
J’étais saoul,
Je l’ai donnée
A un chat de gouttière
Avec un manteau d’aigle…

J’ai gagné une vie
Une vie de fou
Et je l’ai brisée
à grand coups de fièvre

Photo : Louis Bourjac/ Pierre Carré aux Noctambules, dit "Pierrot"

Texte :
Nicolas Fretel
http://www.fretel.net

Publié dans : Paris la blanche
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