©Cendre
Cendre
peintures de créatures, femmes à cri et à sang,
histoires fantasmagoriques
L'homme a oublié les multiples possibilités qui lui sont offertes par les voies naturelles, il préfère s'enfermer dans l'illusion d'un monde cartésien où tout est rationnel et tout s'explique sauf bien sur, l'être lui-même. C'est à croire que son propre reflet lui fait peur. Il semble tellement plus simple d'asservir la nature que de chercher à la comprendre. La nature fait bien les choses et heureusement, à travers le monde, des initiés continuent à pratiquer la Sorcellerie et perpétuent la tradition de transmission du savoir magique, épurée des multiples dérives apportées par des siècles d'obscurantisme et enrichie du savoir moderne. La Sorcellerie ne doit plus être considérée comme un don quelconque transmit par l'hérédité des gènes, mais comme une connaissance que tout être humain qui accepte d'ouvrir les yeux sur son moi profond est capable d'acquérir et de développer.
©Cendre
Dessin : S.Dali
© Pancho Gouygou
Je suis un naufragé du temps. D'une seconde peau je m'ouvre à vous. Je m'oxygène le passé et me glisse entre vos chevilles. Entrechats. Je me love mal mais je
l'incarne. Mon sang froid est le plus chaud de tous. R-éputation sexuelle, je ssss pour avancer.
Nous devons survivre jusqu'à l'aube. Bougies noires, cigarettes et encens. La fumée embaumante de la pièce nous protège des mauvaix
esprits. Nos coeurs musclés ne se battent plus comme autrefois. Juste une évasion qui m'enchante : plonger dans les éclats de pupille dorée d'un amour renaissant de ses cendres.
L'envie de tendre la main vers mon encre de Chine et mon carnet de voyages internes galope. Tasse de faillance remplie de ma salive. Oui ! l'eau du robinet ne convient pas pour ma chère âme
choisie du bout des doigts. Alors je me livre à l'amour : ses yeux d'or m'enivre et je m'envahie de ses ondes électrochoquantes. Je brûle d'envie de peindre sur les murs, sur lui, sur
nous.
Pour une trainée d'or j'ai vendu mon sang. L'aube pointe, nous sommes vivants. Nous nous dirigeons
alors lentement et tendrement vers notre cercueil noir. Soumisssion indéfectible à deux nos rêves les plus profonds de soleil. On s'enlace alors pour former notre
créature favorite. La toison d'or à deux têtes.
«A Rebours apparut comme une œuvre
extravagante et folle. On a dit qu’il était le manuel de l’onanisme de l’imagination. Huysmans s’y révélait en quête de sensations neuves, de joies inédites, de frissons rares et d’exquises
névroses !
« Le naturalisme était en pleine déroute. Une brise chargée de mysticisme avait soufflé sur la littérature ; la jeune génération éprouvait le besoin et le
goût de « l’au-delà » ; le spiritisme et l’occultisme devinrent en vogue.
« Des poètes, des romanciers, des savants se groupèrent autour de revues consacrées aux études ésotériques : l’Initiation,
l’Étoile, que dirigeaient Stanislas de Guaita, Péladan, Papus, Albert Jounet.
« Huysmans à qui ne suffisait déjà plus l’artificiel de des Esseintes, se tourna lui aussi vers le surnaturel et l’inconnu.
« Il entreprit de révéler des pays peu connus, des contrées presque inexplorées encore par l’âme humaine, où les psychologues de profession n’avaient jamais
abordé, des domaines étranges et peu fréquentés : le satanisme et la magie. »
Joanny Bricaud
« Dans l'œuvre de Gustave Moreau, conçue en dehors de toutes les données du Testament, des Esseintes voyait enfin
réalisée cette Salomé, surhumaine et étrange qu'il avait rêvée. Elle n'était plus seulement la baladine qui arrache à un vieillard, par une torsion corrompue de ses reins, un cri de désir et de
rut; qui rompt l'énergie, fond la volonté d'un roi, par des remous de seins, des secousses de ventre, des frissons de cuisse; elle devenait, en quelque sorte, la déité symbolique de
l'indestructible Luxure, la déesse de l'immortelle Hystérie, la Beauté maudite, élue entre toutes par la catalepsie qui lui
raidit les chairs et lui durcit les muscles; la Bête monstrueuse, indifférente, irresponsable, insensible, empoisonnant, de même que l'Hélène antique, tout ce qui l'approche, tout ce qui la voit,
tout ce qu'elle touche. »
J.K. HUYSMANS – Á REBOURS
www.arbredor.com/extraits/arebours.html
La gratuité dans les musées nationaux, c'est l'une des promesses de Nicolas Sarkozy. Une idée généreuse qui ne fait pourtant pas l'unanimité.
Entrer au Louvre uniquement pour contempler la Joconde, c'est un petit plaisir à neuf euros qu'un visiteur hésite à s'offrir. Mais cette
situation pourrait bien changer. Car la feuille de route confiée par Nicolas Sarkozy à la ministre de la Culture Christine Albanel comporte une mesure de taille : la gratuité totale des musées
nationaux.
Des tests dès janvier 2008
La gratuité devrait commencer dès janvier 2008 et pourrait durer tout un semestre. Parmi les musées
nationaux retenus pour les tests, se trouvent aussi bien des établissements parisiens que provinciaux. Le Figaro a révélé le nom des sélectionnés. Il s'agit notamment du Musée des arts asiatiques
Guimet, du Musée du Moyen-Age de Cluny, du Musée archéologique de Saint-Germain-en-Laye, du Château d'Ecouen, du Musée national de la Renaissance ou, encore, du Palais Jacques-Coeur à
Bourges.
Et vous, qu'en pensez-vous ? Faut-il supprimer le billet d'entrée au musée ?
Du 11 octobre 2007 au 27 janvier 2008, le Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de Paris, met à l’honneur le sculpteur, potier et miniaturiste Jean-Joseph Carriès (1855-1894), dans l’exposition « La matière de l’étrange".
Expérimentateur, à la recherche de la perfection, travailleur acharné que sa passion finira par détruire, Carriès meurt à 39 ans d'une pleurésie en pleine gloire. Ses
œuvres renvoient à un imaginaire peuplé de songes fantastiques. C’est ce monde intérieur à la frontière du rêve et du cauchemar que l’exposition révèle dans la
présentation de près de 200 sculptures et objets d’art.
Artiste de la fin du XIXe siècle, Carriès se distingue d’emblée de ses contemporains par son goût pour la matière et ses patines subtiles. Il met en évidence l’épiderme de ses œuvres, qu’elles
soient en plâtre, en cire, en bronze ou en grès. L’ensemble forme une symphonie colorée dans des tons de vieux bois, d’ivoire, de cosse de châtaigne et d’or passé.
Modeleur talentueux, il travaille par série : d’abord, les Désespérés, figures de bohême et de misère qu’il a pu croiser un jour ; puis des bustes de fantaisie, portraits
imaginaires tirés de ses rêves, et enfin des animaux en métamorphose, faits d’associations improbables – ainsi ses Grenouilles, dotées d’oreilles de lapin et d’ongles acérés.
Bientôt, il s’attaque à un projet gigantesque pour l’atelier parisien de Winaretta Singer, riche héritière américaine : la Porte monumentale. Cette structure gothique envahie
d’animaux mutants aux peaux visqueuses, de trognes ridées et de figures grimaçantes sera reconstituée et présentée dans cette exposition.
Portrait de Jean-Joseph Carriès par Mendez Gonzales Manuel
Exposition "La matière de l'étrange" : www.paris.fr/portail/viewmultimediadocument
En savoir plus sur ce sculpteur français : grespuisaye.club.fr/ecolecarries/carries.html
Ils nous appellent "les petits frères"... ils nous disent "vous détruisez notre mère la Terre"
Pour les Kogis, la terre ne peut être réduite à un simple espace géophysique capable de supporter tous les outrages. Pour une raison simple, ils en font partie, ils en sont une composante aussi importante ou insignifiante qu’un arbre, une rivière, un animal ou une montagne.
C’est de cette terre qu’ils sont nés, c’est grâce à elle qu’ils vivent et c’est vers elle qu’ils retournent au moment de leur mort. La terre est pour eux, comme une mémoire qui garde inscrite en elle, leur histoire, l’histoire du monde et les clés de leur avenir. En préserver l’équilibre et l’harmonie est une question de survie. Or aujourd’hui, cet équilibre ils ne peuvent plus le maintenir.
Tél. : 01 43 65 07 00.
La "Fiac", ça sonne comme fiante ou Fnac. On sait pas trop... Ramassis d'objets, installations refletant le monde moderne et résolument
absurde dans lequel nous vivons nos derniers souffles de misère cérébrale.
Bzzzz, mouches à merde s'agloutinant, une véritable "ruée" vers l'Art !
Culture ?
On y parle culture là ? Si j'osais... Art ? Payer 25 euros le pass pour la journée ou encore 55 pour les cinq jours (eh oui, c'est l'Occas pour les provinciaux de monter à
Paris, la capitale de la mode et du romantisme !!) - faire la queue comme des cons pour admirer des stands louables en placo au mètres carrés. La belle affaire ! Si ça c'est de l'art, je
m'en vais faire mes courses chez Ikéa. Ma démarche restera définitivement la même. Profiter des gens qui ont l'impression que la Culture leur ouvre ses portes ! Bah,
c'est puant, c'est la mondialisation de l'art poubelle.
Merde !!
Et ne dites pas que je suis jalouse, ça me vexe !
Franca Maï et Coline Serreau sont les invitées de Taddei pour son émission sur les violences conjugales.
Vidéo :
www.francamai.net/article.php3
de Franca Maï
Des gorges ensanglantées, des corps lacérés de coups de couteau, des visages explosés par des armes à feu, des rapports sexuels imposés, des rétines révulsées par le point d’interrogation final :
Une femme, tous les deux jours, l’été dernier, est morte suite à des violences conjugales. 29 meutres. Ca se passe en France, peut-être dans votre voisinage, peut-être même chez vous.
Le leitmotiv : la rupture. Ces femmes souhaitaient pour la plupart se séparer de leur conjoint. Elles désiraient voler de leurs propres ailes, elles imaginaient capturer le souffle de l’indépendance. Quelquefois, elles en aimaient un autre. Et ces droits-là étaient intolérables pour la personne délaissée.
Drame passionnel est un raccourci, une caution pratique pour rester aveugle et se boucher les oreilles, lorsqu’au travers un mur, le cri tétanisant de la trouille percute le silence.
Combien de violences journalières subies avant que l’homicide conjugal n’obtienne sa conclusion fatale ?
Combien de hurlements occultés ?
Combien de regards apeurés, fuyants, mis sur le compte d’un mal-être ?...
Combien de marques et de bleus sur la peau délibérément confondus avec une œuvre d’Art abstraite ?...
Après tout, ne nous mêlons pas des affaires des autres. Chacun son fardeau, n’est-ce pas ?... Ce qui se passe dans les maisons à l’achèvement d’une nuit éthylique, relève de l’intime. Et puis une femme qui se fait frapper, c’est qu’elle aime le contact du rude !...Je peux capter ce chuchotement quelquefois à la commissure de vos lèvres.
Excepté, un jeu érotique basé sur le sado-masochisme voulu et consenti par les deux partenaires, ces femmes qui n’entrent pas dans cette catégorie -je le précise ici- subissent une tyrannie domestique journalière. Elles sont pétries de terreur et s’enferment petit à petit dans un mutisme et un isolement qui ne devraient en aucun cas échapper à notre vigilance altruiste.
Aucun être au monde n’appartient à un autre. La possession, la jalousie ou la passion ne sont pas des excuses, simplement des prétextes pour commettre un crime.
Une femme doit avoir le choix de quitter son homme sans terminer en petit tas d’os calcinés.
L’indifférence continue sa danse de massacre.
Le sang des femmes ne provient pas seulement de leurs menstrues.
Terrasses circulaires de moray où les incas cultivaient plus de 250 espèce végétales
Les incas ne connaissaient ni le fer ni la roue ni le ciment ou le mortier. ils sont pourtant parvenus à construire de monumentaux édifices d'une solidité stupéfiante, aucun
tremblement de terre ni l'épreuve du temps ne sont venus à bout des murs incas.
On n'est toujours pas parvenu à comprendre comment ils ont pu transporter des blocs de pierre pesant plus de 300 tonnes depuis les carrières situées à plusieurs kilomètres des sites de
constructions, qui en outre étaient situés sur des zones escarpées.
Système d'irrigation
l'insoutenable étrangeté de l'être
Cheveux plasmatiques, regard recousu, lèvres à l'envers, corps congelé, j'ai gardé la force de soutenir contre moi, tout contre ma volonté, un lion
aveugle et sourd qui croyait en Dieu.
Nos crânes osseux poussaient jusqu'au ciel, pour atteindre les sons sismiques de nos chairs.
Et moi, je vomissais la rage interne de mon impatience, priant les cieux pour que cette sangsue cesse de s'acharner à me vider telle une truite organique crue.
Maux de tête intenses avec compression des tempes... Les séquelles ne sont qu'irrémédiables. Séances de flots
sanglants internes.
Je ne perd pas pieds.
La nuit, je rêve que je nage.
Au réveil, les draps sont trempés, mes tempes flottent au dessus du toit de la maison et je les voient qui rigolent. Gargouilles mesquines, la pluie tape sur les carreaux.
La fenêtre se casse en mille éclats de voix.
Carcasse osseuse et froide, je lèche le feu de ma puissante langue de serpent. 


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