"Je suis resté un primitif: de la nature je n'aime que la mer. Elle est ample comme une mère, somptueuse comme la vie, mystérieuse comme la mort et elle a un parfum de sexe. Je crois aux sirènes." Juarez Machado
© J.Machado/Le mariage du pêcheur
Une expo libertine sur...
Son site :
Son expo "Croisières" a lieu en ce moment Galerie 22, rue de Seine à Paris.
La comtesse sanglante
La comtesse Erzsébet Bàthory, une femme mystérieuse qui a emporté dans la tombe de lourds secrets ... Le blason des Bàthory était composé de trois dents de loup, d'un croissant de lune, d'un soleil en forme d'étoile à six pointes, le tout entouré d'un dragon qui se mord la queue.
Télomérase
© Mark Ryden
Paraîtrait qu’aujourd'hui, un bon nombre de chercheurs s’interrogent sur la télomérase. Elle serait l’enzyme de la jeunesse éternelle.
Les télomères se produisent durant le développement embryonnaire. Ce sont de courtes séquences d’ADN répétées plusieurs milliers de fois. Elles prolongent les chromosomes et leur assurent une protection contre les effets du temps. Leur raccourcissement est un phénomène naturel qui témoigne du vieillissement de nos cellules. Si elles sont absentes, la survie et la reproduction des cellules est en péril. Si, en revanche, elles sont en trop grand nombre, que se passe t-il ? Un grand bricolage génétique est en marche...
Mygale de Thierry Jonquet aurait dû être être adapté au cinéma depuis 2004 par le réalisateur Pedro Almodovar.
Il travaille pourtant depuis longtemps sur ce scénario, qui avait l'air de lui tenir profondement à coeur. Ce projet a-t-il été mis définitivement aux oubliettes ? Ce film noir devait s'intituler Tarantula et mettre en scène Pénélope Cruz et Antonio
Banderas.
L'histoire de Mygale : un chirurgien plastique
entreprend de retrouver l'agresseur de sa fille de 15 ans qui a été violée pour l'enfermer dans son sous-sol. Dur châtiment à la clef... Almodovar a été séduit par le roman de Thierry Jonquet.
Que se passe-t-il ? Pourquoi ce film ne voit-il pas le jour ? Trop SM, compliqué, immoral ? Alors, qui aura les couilles de sortir un film pareil ? Moi, je l'ai déjà dans la tête depuis une
quinzaine d'années... mais pas de blé !
Un passage du roman noir "Mygale" :
Dans ta tête, tu avais donné un nom au maître. Tu n'osais l'employer en sa présence, bien entendu. Tu l'appelais "Mygale", un nom à consonance féminine, un nom d'animal répugnant qui ne cadrait pas avec son sexe ni avec le raffinement extrême qu'il savait montrer dans le choix de tes cadeaux...
En savoir plus : http://thierry.jonquet.free.fr/news.php
Laura Dern
Interview de David Lynch à l'occasion de la sortie en France prévue en début d'année 2007 de son nouveau film Inland Empire. (par Nicolas Crousse, envoyé spécial de Le Soir.be )
Son « INLAND EMPIRE » ressemble à un labyrinthe infernal. Lynch y voit une quête de paix intérieure.
Un exorcisme aussi énigmatique que fulgurant de beauté.
Lors de la conférence de presse, vous avez refusé de donner le moindre commentaire sur votre film. C'est la clé pour entrer dans votre univers ?
Non, les clés sont partout autour de nous.
Votre film est un puzzle fourmillant. Comment avez-vous travaillé ?
Je me nourris de tout. Cela peut être une musique. Des peintures. Des idées. Les idées sont tout. Vous partez d'une idée, dont vous tombez amoureux. Vous arrivez sur une autre. Qui vous mène encore ailleurs. L'ensemble des idées, cela s'appelle un scénario.
Vos rêves font-ils partie de votre matériel de travail ?
Eh bien non. La seule fois où j'ai utilisé un rêve, c'était sur Blue velvet. Je travaille au contraire autour de la conscience.
C'est la méditation transcendantale qui m'a permis de découvrir des choses que je n'imaginais pas. On sait aujourd'hui grâce à des recherches que la méditation peut investir la totalité du
cerveau. Et lui donner une unité. On appelle cela l'expérience holistique. Et une expérience qui transcende littéralement toutes les fonctions majeures de la vie. En cet océan de conscience pure,
règnent le bonheur, la créativité, l'intelligence, l'énergie, le pouvoir. Et un pouvoir irréel ! Et, quand vous avez enfin expérimenté cela, vient le déclic. Quelque chose s'ouvre en vous. Les
peurs et la dépression commencent à disparaître. Depuis l'origine de l'humanité, des gens venant d'univers parfaitement différents ont fait cette expérience dont je vous parle. Une expérience qui
débouche sur le sentiment de paix intérieure. Dans le monde où nous évoluons, on achète une voiture toute neuve et pimpante. C'est le bonheur. Mais deux ans plus tard, on voit une autre voiture,
encore plus neuve et pimpante. Alors on change de bonheur.
Et c'est chaque fois le même mécanisme. Ces bonheurs-là sont consommables. Alors que le vrai bonheur, c'est une question de découverte intérieure.
Au terme de ce travail sur la transcendance, il y a ce qu'on pourrait appeler la réalité ultime. Et là, c'est comme si une voiture vous conduisait à un endroit qui était là depuis toujours et qui sera là pour toujours. Et cet endroit magique, c'est votre noyau dur.
http://www.lesoir.be/culture/cinema/2006/09/08/article_hermes_469647.shtml
Rencontre avec David Lynch, le 3 janvier 2007, à Paris.
"C'est en parcourant la Pologne que les idées me sont apparues... Le film se passe donc à la fois à Los Angeles et en Pologne.
Ce film a été tourné à cause et pour Laura Dern... Actrice fétiche, avec Isabella Rosselini, Laura est une personne sérieuse dans la vie mais à multiples facettes".
David Lynch
Propos recueillis : Cendre
Le masque du démon
Au 17ème siècle, Asa, une femme que l'on soupçonne de sorcellerie, est condamnée par le tribunal de l'inquisition. Le bourreau lui applique sur le visage, ainsi qu'a son amant Igor, le masque du démon, un masque en bronze dont l'intérieur est garni de pointes, et le lui enfonce à coup de masse. Un violent orage se déclare alors. Avant de mourir, Asa maudit le grand inquisiteur, qui n'est autre que son frère. Son corps est déposé dans la crypte de la famille Vadja.
Deux siècles plus tard, le professeur Kruvajan et son assistant Gorobek, après s'être égaré, découvrent la crypte dans laquelle repose le corps d'Asa, étrangement bien conservé. Le professeur prend le masque et découvre un visage de femme presque intacte. Il se blesse et quelques gouttes de sang tombe sur le visage d'Asa. En sortant de la crypte, ils rencontrent Katia, fille du prince Vadja et sosie de la sorcière Asa. Ils partent ensemble pendant que dans le tombeau, le visage de la défunte se reforme peu à peu. Asa, redevenu vivante, invoque son amant qui sort de sa tombe et se dirige vers le château du prince...
Le masque du démon, film italien de Mario Bava, avec Barbara Steele, 1960
Quelques citations de Georges Bataille :
Une femme qu'on aime guère est plus supportable si l'on fait l'amour avec elle.
Ce qui n'est pas servile est inavouable.
Du savoir extrême à la connaissance vulgaire, la différence est nulle.
L'amour a cette exigence: ou son objet t'échappe ou tu lui échappes. S'il ne te fuyait pas, tu fuirais l'amour.
L'amusement est le besoin le plus criant et, bien entendu, le plus terrifiant de la nature humaine.
L'aveu est la tentation du coupable.
L'orgueil est la même chose que l'humilité : c'est toujours le mensonge.
La vérité je crois n'a qu'un visage: celui d'un démenti violent.
Le coeur est humain dans la mesure où il se révolte.
Qui ne «meurt» pas de n'être qu'un homme ne sera jamais qu'un homme.
Une conscience sans scandale est une conscience aliénée.
Dieu est pire ou plus loin que le mal, c'est l'innocence du mal.
Qu'il est beau, qu'il est sale de savoir !
© Hans Bellmer / la poupée
1984 - Le baiser de la femme araignée
Dans une dictature d'Amérique latine, deux hommes partagent la même cellule de prison : Luis, homosexuel, a été condamné pour détournement de mineur; Valentin, journaliste de gauche, est incarcéré pour activités subversives.
Chaque soir, Luis raconte à son compagnon de cellule une scène d'un film évoquant l'amour d'une jeune résistante et d'un officier nazi.
Gagnant peu à peu sa confiance, Luis remplit sa vraie mission : faire parler Valentin qui résiste à la torture.
Le réalisateur brésilien, Hector Babenco, de ce film magnifique, inteprété par William Hurt,Raul Julia, Milton Conçalves,Carlos A. Strazzer, nous explique ses motivations :
« Le roman de Manuel Puig évoquait admirablement comment deux hommes, aux backgrounds sociaux, politiques, psychologiques complètement différents, pouvaient devenir amis, et leur amitié affecter leur vie. Avec ce personnage homosexuel, mon film vise à détruire les mythes de la masculinité. Un homme est digne de ce nom dès lors qu'il se respecte lui-même et sait donner quelque chose aux autres. La notion d'amitié se perd aujourd'hui : j'ai voulu faire un film sur des gens qui n'ont rien d'autre qu'eux-mêmes à donner à autrui.»
Film à voir et à revoir...
Huit ans qu'on attend un album du père Higelin ! Et voilà Amor Doloroso, amoureusement enregistré dans le studio de Rodolphe Burger (ex chanteur de l'excellent groupe Kat Onoma). Heureuse de retrouver enfin l'Higelin insaisissable, grivois, insouciant, engagé, paternel, torturé, passionné...
Crocodaïl, un titre de l'album : "On est de plus en plus de moins en moins con/cernés par les discours/ Plein d’astuce/ et de consensus /des engraisseurs de porc /qui nous sucent le cortex/ on est de plus en plus en/chaînés au rouage/ de la machine/ qui s’emballe/ nous entraînant vers le bas/ vers le chaos"
Jacques pense à la mafia, aux politiciens qui sont pour la plupart dangereux. Fourbes et puissants comme des crocodiles. Sorte de métaphore en somme. Un peu comme Jean de la Fontaine qui mettait en phrases des histoires d’animaux pour parler aux hommes...
http://www.dailymotion.com/video/xno3k_jacques-higelin-amor-doloroso
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